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Les avancées du projet Terres lieux de vie/travail

Où il est question d’une caravane magique, d’une machine à écrire et de bouts de carrelage.

Pendant deux semaines, une curieuse silhouette est discrètement venue se placer à l’arrière du musée Keramis. Les autres occupants du parking la trouvaient bien étrange, au début, cette caravane : certes, elle a des roues, comme les voitures, mais elle était surtout pleine de faïenceries, de morceaux d’argile, de poèmes et d’enfants.   

Anne, animatrice en chef des festivités de la caravane, nous a résumé ainsi ses ateliers :

– “D’abord, toute une panoplie d’outils pour fouiller et collecter les tessons et autres traces des faïenceries dans la terre ;

– Puis, une table d’écriture avec une machine à écrire, un cachet pour fabriquer des jolis mots, des carnets de note et des dessins pour les inventaires et les observations ;

– Aussi, un dispositif pour imprimer les fleurs et les plantes pour le herbiers ;

– Et encore une table pour broyer les argiles et les transformer en peintures.”

Les propositions variaient au gré des envies des enfants : dans la caravane, (presque) tout devenait possible. Ils étaient chaque jour des douzaines, petits ET grands, à passer la tête, s’attarder quelques minutes ou y rester des journées entières. Anne se souviendra de belles rencontres avec les voisins : “Chez tous, il y a ce lien fort avec Boch. Par exemple, Jacqueline, la femme de l’ancien postier, est venue nous montrer les petits poivre et sel ou la plaque à tartiner de son service Copenhague.”

Des familles en balade s’arrêtent et découvrent l’histoire de La Louvière et de Boch à travers les tessons exposés sur la friche. Anne pense que plusieurs facteurs ont permis la réussite des ateliers : “La gratuité, l’accès sans inscription, l’implantation dans l’espace public, l’immense espace de la friche, les outils et la présence de deux personnes spécialisées.” Noémie, Gaelle ou Luc : il y avait toujours un.e deuxième anima.trice/teur pour accompagner Anne.

Ce qui a marqué l’équipe, c’est “la relation que les enfants ont établi avec le musée, la façon dont ils se sont appropriés le rôle d’archéologue et de guide louviérois.” Il y avait un va-et-vient constant entre « dehors », la friche,  et « dedans », Keramis. Dans le musée, Graziella et Brigitte ont véritablement passionné les enfants.

  • « Anne, on peut aller au musée? »
  • « Et, cette fois, on y reste au moins une heure et demi, hein?! »

 

Anne se réjouit : “C’est une belle entrée en matière et en collaboration.”

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